Le prix de votre carburant n’est pas fixé par votre fournisseur : près de 90 % se joue entre le marché mondial (Brent + raffinage coté à Rotterdam) et l’État (accise + TVA, soit près de la moitié du prix à la pompe). Ce qu’un distributeur maîtrise vraiment, c’est la fiabilité de la livraison et le moment où vous vous approvisionnez. Hympyr Énergies livre fioul, GNR et gazole en 24 à 48 heures dans le Tarn (81), le Tarn-et-Garonne (82), la Haute-Garonne (31), l’Aude (11), l’Ariège (09) et les Hautes-Pyrénées (65), au prix du marché du jour et avec un devis détaillé. Si la hausse pèse sur votre budget, plusieurs aides carburant 2026 restent mobilisables.
Depuis le début de l’année, le marché de l’énergie vit sous tension. Le conflit ouvert avec l’Iran depuis février fait planer une menace récurrente sur le détroit d’Ormuz — ce goulet stratégique par lequel transite une part majeure du pétrole mondial. À chaque escalade, les marchés intègrent une « prime de risque » : la seule crainte d’une rupture d’approvisionnement suffit à faire grimper les cours, avant même qu’un baril ne manque réellement.
Résultat : mi-juillet 2026, le Brent, qui évoluait autour de 75-76 dollars quelques jours plus tôt, a franchi les 90 dollars. Cette remontée brutale se répercute, avec un décalage de quelques jours à deux semaines, sur les prix des carburants routiers, du fioul domestique et du gazole non routier. Pour comprendre pourquoi — et de combien — cette hausse arrive jusqu’à vous, il faut suivre le trajet d’un litre, du puits jusqu’à votre réservoir.
Tout commence par la matière première. En Europe, la référence est le Brent, un pétrole brut extrait en mer du Nord, coté en dollars sur le marché de Londres. C’est ce cours, actualisé en continu, que reprennent les médias quand ils annoncent « le pétrole à tant de dollars le baril ».
Le prix du Brent bouge selon quelques grands facteurs : la géopolitique (un conflit dans une zone de production ou de transit fait immédiatement grimper les cours) ; l’offre pilotée par l’OPEP+ et ses quotas de production ; la demande mondiale, tirée par l’Asie et freinée par l’électrification ; et le taux de change euro / dollar, puisque le baril étant coté en dollars, un euro faible renchérit le pétrole pour nous, même à cours du brut constant.
Point essentiel : le Brent, c’est du pétrole brut. Il n’est pas utilisable tel quel. Il faut le raffiner.
C’est l’étape la plus méconnue, et pourtant décisive. Le brut est transformé en raffinerie en produits finis : gazole, essence, fioul domestique. Le prix de ces produits raffinés se négocie sur un marché de gros européen dont la référence est la cotation de Rotterdam, premier hub pétrolier du continent.
La cotation de Rotterdam correspond au prix des produits en sortie de raffinerie. C’est ce prix-là, et non directement le Brent, que paie un distributeur comme Hympyr Énergies lorsqu’il s’approvisionne. Le prix hors taxes que vous réglez suit donc la tendance de Rotterdam, à laquelle s’ajoutent le transport et la distribution.
Deux conséquences pratiques. D’abord, le prix de votre gazole ou de votre fioul ne suit pas parfaitement le Brent : entre les deux s’intercale la marge de raffinage, qui se creuse ou se resserre selon que les raffineries tournent à plein ou sont sous tension. C’est pourquoi le fioul peut monter alors que le Brent stagne — et inversement. Ensuite, la conversion dollar / euro joue une seconde fois. À l’issue de cette étape, on obtient le prix hors taxes du carburant. En France, ce n’est qu’une partie de l’addition.
C’est ici que la France se distingue. Sur chaque litre de carburant routier s’appliquent deux taxes.
L’accise sur les énergies — qui a remplacé l’appellation TICPE au 1er janvier 2022 — est un montant fixe par litre, fixé chaque année dans la loi de finances, totalement indépendant du cours du pétrole. En 2026, elle s’élève à environ 60,8 centimes par litre pour le gazole et 67 centimes pour le SP95-E10. Fixe, cela veut dire que le baril soit à 60 ou à 90 dollars, l’accise ne bouge pas d’un centime.
La TVA à 20 % s’applique par-dessus — et c’est là que le mécanisme devient contre-intuitif. Elle se calcule à la fois sur le produit hors taxes et sur l’accise. Autrement dit, vous payez une taxe (la TVA) sur une autre taxe (l’accise). L’effet pervers : quand le Brent monte et que le prix hors taxes grimpe, l’accise ne bouge pas, mais la TVA calculée sur le produit augmente. L’État encaisse donc mécaniquement davantage à chaque flambée des cours.
Concrètement, début juillet 2026, l’accise seule représentait environ 33 % du prix à la pompe du gazole et 36 % de celui du SP95. En ajoutant la TVA, la fiscalité totale approche 48 % du prix du gazole et dépasse 50 % pour l’essence. Sur un plein, près d’un euro sur deux part en taxes.
Reste la dernière brique : les coûts de mise à disposition. Elle regroupe le transport depuis le dépôt, la logistique, la marge du distributeur, ainsi que des dispositifs réglementaires comme les Certificats d’économies d’énergie (CEE), répercutés sur le prix final.
Cette part est la plus faible de toutes — de l’ordre de 11 à 17 % du prix à la pompe selon les relevés 2026 — et surtout, elle est relativement stable : elle ne dépend pas du cours du brut. C’est aussi la seule sur laquelle un distributeur a une marge de manœuvre, d’où les débats récurrents, comme au printemps 2026, sur un éventuel encadrement des marges des distributeurs.
Voici la décomposition type d’un litre de gazole routier en France en 2026 (ordres de grandeur, variables selon les cours du jour).
| Composante | Part indicative du prix à la pompe |
|---|---|
| Pétrole brut + raffinage (cotation Rotterdam) | ~40 à 43 % |
| Accise (ex-TICPE), montant fixe par litre | ~30 à 33 % |
| TVA (20 %, sur produit + accise) | ~14 à 16 % |
| Total taxes (accise + TVA) | ~47 % (gazole) · ~53 % (essence) |
| Distribution, transport, CEE, marges | ~11 à 17 % |
La leçon est claire : entre le marché mondial et l’État, l’essentiel du prix échappe totalement à celui qui vous livre. Un distributeur ne « fait » ni le prix du pétrole ni le niveau des taxes. Ce qu’il maîtrise, c’est la fiabilité de l’approvisionnement, le conseil, et la capacité à vous livrer au bon moment.
Bon à savoir : pourquoi la part des taxes baisse quand les prix montent
On entend souvent que les taxes représentent « 50 à 60 % » du prix du carburant. C’est vrai — mais à un moment précis du cycle. Comme l’accise est un montant fixe par litre, sa part relative varie à l’inverse du prix du brut.
Quand le pétrole est bas, le prix total est petit mais l’accise pèse toujours autant : la part des taxes grimpe, vers 55-60 %. Quand le pétrole flambe, comme cet été, le prix hors taxes gonfle alors que l’accise ne bouge pas : la part des taxes baisse mécaniquement, autour de 47 % pour le gazole et 53 % pour l’essence. Les deux chiffres sont exacts, à des moments différents — et nous sommes actuellement dans le bas de la fourchette.
Tout ce qui précède décrit le carburant routier. Pour les produits que nous livrons au quotidien — fioul domestique et gazole non routier (GNR) — la logique de construction est la même (Brent, puis Rotterdam, puis prix hors taxes), mais la fiscalité est différente : ces produits bénéficient historiquement d’une accise réduite par rapport au gazole routier, ce qui explique leur prix au litre plus bas.
Attention toutefois : cet avantage évolue, et la trajectoire fiscale du GNR est orientée à la hausse en 2026. Pour savoir précisément ce qui change selon votre activité, consultez nos guides dédiés : GNR ou gasoil routier : lequel ai-je le droit d’utiliser ? et Aides GNR 2026 : agriculteurs, BTP, transport.
Puisque ni le distributeur ni vous ne pouvez agir sur le cours du Brent ou sur les taxes, la vraie variable d’ajustement, c’est le moment où vous commandez et la façon dont vous sécurisez vos volumes. En période de flambée comme celle de l’été 2026, trois réflexes font la différence.
Anticiper plutôt que subir : attendre d’être à sec pour commander, c’est acheter au prix du jour, quel qu’il soit. Remplir sa cuve pendant une accalmie, c’est reprendre la main. Lisser avec un contrat cadre : pour les professionnels, un contrat de fourniture avec indexation transparente sur les indices officiels donne de la visibilité sur les coûts à moyen terme, au lieu de dépendre du prix spot. Et choisir un fournisseur qui explique le prix : un devis détaillé, qui décompose ce que vous payez, vaut mieux qu’un tarif « le plus bas » sans lisibilité, surtout dans un marché aussi volatil.
Personne seul. Le prix résulte d’un empilement : le cours mondial du brut (Brent), le prix des produits raffinés coté à Rotterdam, les taxes fixées par l’État (accise et TVA), puis les coûts de distribution. Le distributeur n’agit que sur cette dernière part, la plus faible.
C’est le prix de référence, en Europe, des produits pétroliers déjà raffinés (gazole, fioul, essence) en sortie de raffinerie. C’est ce prix, et non directement le Brent, qui détermine le coût d’approvisionnement d’un distributeur.
Parce qu’il bénéficie d’une accise réduite. La matière première et le raffinage sont comparables, mais la fiscalité appliquée est plus faible que sur le carburant routier, d’où un prix au litre inférieur.
En 2026, la fiscalité (accise + TVA) approche environ 47 % du prix à la pompe du gazole et 53 % pour l’essence en période de prix élevés. Quand le pétrole baisse, cette part remonte vers 55-60 %, l’accise étant fixe. Dans tous les cas, il faut compter environ la moitié du prix en taxes.
Une hausse du Brent se répercute généralement sous quelques jours à deux semaines, via la cotation de Rotterdam. C’est précisément dans ces périodes qu’anticiper sa commande, plutôt que d’attendre la cuve vide, permet de limiter la facture.
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